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Par DR A.Balzer C'est une maladie inflammatoire héréditaire du shar-pei. C'est une maladie du jeune qui peut apparaître dès l'âge d'un an ; Généralement, les épisodes de fièvres s'estompent avec l'âge. Tous les sexes sont touchés. C'est une maladie hérédofamiliale. Les chiens atteints sont souvent jeunes, on parle d'une maladie du jeune et du jeune adulte. Le signe le plus important et le plus visible est bien entendu la fièvre. L'élévation de la température peut être assez forte : 40 à 41 °C. La fièvre dure généralement de 12 à 36 heures. Souvent, on note de manière concomitante, une tuméfaction de l'articulation tibio-tarsiale. L'articulation est alors douloureuse et chaude au toucher. A la radiologie, on peut voir des lésions. On peut voir dans certains cas des érosions de l'os sur la partie distale de l'articulation. Un animal ayant des poussées régulières de fièvre est souvent amaigris. Lors de crises, il marche comme sur des ufs et son l'abdomen est tendu et douloureux. La pathogénie de cette affection est encore peu connue. Les causes de la fièvre sont encore assez obscures. Il y a quelques années, on disait que la fièvre méditerranéenne de l'homme était proche de cette affection. En fait des travaux récents ont montré que ce n'était pas vrai, même si des ressemblances existent. Il a été montré que les shar-pei attend de fièvre familiales étaient des sujets à risques concernant l'amyloïdose rénale. Environ 25 % des sujets atteints de fièvre développeront de l'amyloïdose. Presque tous de l'amyloïdose rénale mais aussi pour certains une amyloïdose hépatique. Ceci est vu vers l'âge de 3 à 6 ans. Les complications de cette maladie découlent de la montée de température. Les lésions peuvent être multiples si les choses ne sont pas rapidement prises en main. Le diagnostic est essentiellement clinique. Il n'existe aucun test biologique permettant la mise en évidence de cette affection. Cependant, les signes cliniques sont assez éloquents et souvent réunis. Il n'y a, en dehors d'autres affections concomitantes, aucunes modifications biochimiques. Le traitement de la fièvre est purement symptomatique. Initialement, la fièvre peut combattue avec de l'aspirine donnée toutes les heures. Il faut bien entendu vérifier constamment la température de l'animal. S'il n'y a pas de réponse, il faut utiliser des antipyrétiques plus puissants. Lorsque les températures sont très élevées (>40°C), l'animal peut nécessiter des soins intensifs. Ces derniers seront les mêmes que pour un coup de chaleur. Il n'y aucun moyens actuels pour éviter ou contrôler la fièvre familiale du shar-pei. Certains auteurs préconisent de limiter le stress de l'animal. Certaines situations peuvent conduire à des poussées de températures. Il vaut mieux donc éviter ces situations. Il peut être intéressant, une fois le diagnostic de fièvre familiale posé de pratiquer des examens complémentaires en vue de dépister une éventuelle amyloïdose rénale. Il est donc conseiller de faire régulièrement (trois à quatre fois par an) une analyse d'urine à la réaction de Heller. Une biopsie rénale et hépatique est une option très intéressante. Les lésions éventuelles apparaissant bien avant les signes cliniques d'insuffisance rénale. Si des lésions précoces d'amyloïdose rénale sont détectées, il peut être intéressant, en prophylaxie, de traiter avec de la colchicine. Mais il faut savoir que ce traitement n'est pas validé chez le chien.
MAY C. Chinese shar pei fever syndrome : a preliminary report The Veterinary Records, 1992, 19/26, 586-587 RIVAS A.L., TINTLE L., KIMBALL E.S., SCARLETT J., QUIMBY F.W. A canine febrile disorder associated with elevated interleukin Clin. Immunol. Immunopathol., 1992, 64(1) : 36-45 ETTINGER S., FELDMAN E. Textbook of veterinary internal medecine 2000, USA, W.B. Saunders Company, cinquième édition, vol 2, 1981p MORAILLON R., LEGEAY Y., LAPEIRE C. dictionnaire pratique de thérapeutique canine et féline 1990, Paris, Masson, quatrième édition NELSON R., COUTO C. Small Animal Internal Medicine 1998, Second edition, USA, Mosby, 1420p
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