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Par DR A.Balzer Les problèmes dermatologiques sont assez fréquents chez le shar-pei. Les plis cutanés, le pelage court et piquant ainsi que sa prédisposition aux allergies sont autant de facteurs favorisant l'apparition de dermatoses. La dermatologie du shar-pei est dominée par certaines entités comme les otites, les dermatites atopiques, les pododermatites et les pyodermites. L'association Shar-Pei @sso a réalisé une enquête auprès de 77 propriétaires actuels de shar-pei. Le questionnaire rempli par ces propriétaires avait pour objectif de lister les maladies de leur animal.
Tableau n°1 : Fréquences des principales dermatoses La dermatite atopique ou dermite atopique est une maladie où les sujets développent une sensibilité particulière à des agents extérieurs appelés antigènes. Certains allergènes (poussière de maison, pollens, squames…) pénètrent dans l'organisme et vont provoquer une réaction allergique. La pénétration des allergènes se fait par voie respiratoire, par voie trans-cutanée ou par voie digestive. Les réactions allergiques peuvent avoir diverses conséquences cliniques. Elles peuvent expliquer des otites à répétition, des pododermatites, des folliculites récidivantes…etc. Certaines races sont principalement atteintes : le shar-pei, les terriers (west higland white, scottish, yorkshire), le dalmatien, le labrador, les setters et les bergers (allemands, beaucerons, belges). L'âge d'apparition varie de 6 mois à 7 ans d'après les études. Cependant, 70 % des sujets présentent les symptômes entre 1 et 3 ans. On notera que chez le shar-pei, la maladie peut se déclarer dès l'âge de 3 mois. Chez le shar-pei, la dermatite atopique est classique avec une atteinte préférentielle en début d'évolution au niveau du cou et des oreilles. Puis ensuite les doigts et l'abdomen sont atteints. Fréquemment, il y a des complications infectieuses qui se surajoutent.
Ce sont des pyodermites superficielles à colonisation microbienne prédominante. Elles sont représentées par les pyodermites des plis ou intertrigos. Les plis cutanés contribuent à un environnement chaud, sombre et humide, très favorable à une colonisation intense par les staphylocoques. La friction continuelle des poils au niveau des plis entretien des micros lésions favorisant encore plus les colonisations microbiennes. On observe alors au sein des plis un érythème (=une zone rouge) exsudatif et nauséabond, souvent accompagné de prurit. Chez le shar-pei, les lésions ont parfois un aspect un peu différent. En effet, l'épaisseur du derme est telle qu'il est rare d'observer des papules ou des pustules. Généralement, on observe l'érythème et des dépilations nummulaires de taille variable (2mm à 5 cm). Actuellement, le shar-pei adulte a peu de plis sur les membres et le tronc. Néanmoins, les plis de la face, des épaules et de la queue favorisent cette pathologie. Les soins sont donc essentiellement préventif à l'aide shampoing (attention : bien sécher l'animal après le bain en particulier entre les plis !!). En cas d'atteinte, des soins locaux antiseptiques sont nécessaire et bien souvent une antibiothérapie. Le pronostic est réservé chez les animaux particulièrement plissés ou ayant un poil très irritant.
Il s'agit d'une inflammation aigue ou chronique du conduit auditif externe. Cette pathologie est assez fréquente chez le shar-pei. La sténose du conduit auditif est assez fréquente ainsi que les otites d'origine allergiques. Il ne faut pas hésiter à consulter un vétérinaire rapidement pour éviter des complications. Généralement on a recours à des traitements antibiotiques éventuellement associés à un traitement anti-inflammatoire.
conduit auditif d'un shar-pei Hôte habituel de la peau des chiens, Malassezia pachydermatis peut dans certaines circonstances donner des dermatoses. Ces levures sont habituellement localisées autours de l'anus, sur les babines, les extrémités podales et dans le conduit auditif externe. Il n'y a normalement aucunes conséquences. Cependant, lors d'une affection de la peau, les levures profitent de cet état pathologique de la peau pour se développer. Certaines races sont prédisposées à ce genre de complications : le whest highland white terrier, le basset hund, le shar-pei) sans que l'âge ni le sexe ne soient incriminés. Cliniquement, le prurit (=démangeaison) est le symptôme dominant. Au début on observe un érythème diffus ou localisé, des papules, un état kérato-séborrhéique gras, qui confère à l'animal une odeur rance. Les lésions se situent principalement au niveau de l'ars, de l'aine et de l'anus.
Cette pathologie est due à la rupture du sac folliculaire qui entraîne alors l'inflammation suppurée du derme sous-jacent. Le pus s'accumule alors en un bourbillon furonculeux. On peut parler au départ d'acné du chien. C'est du point de vue histologique le passage de la folliculite à la furonculose. C'est-à-dire que l'on voit coexister deux types de lésions. Cliniquement, on note des boutons avec une tendance à l'inflammation suppurée de ceux-ci. Le lieu de prédilection est la zone du menton et des lèvres, mais les lésions peuvent s'étendre parfois beaucoup.
La démodécie est une affection de la peau. C'est donc une dermatose dite banale, d'origine parasitaire, peu contagieuse. Elle est caractérisée par la présence et la multiplication dans les follicules pilo-sébacés d'un acarien spécifique : Demodex canis. Cette maladie est surtout importante d'un point de vue économique, du fait du coût du traitement et de sa durée, ainsi que du caractère héréditaire qui pousse à retirer les animaux atteints de la reproduction. La démodécie représente près de 20 % des consultations de dermatologie chez le Shar-pei. Elle touche en grande majorité des chiens jeunes, âgés de moins de deux ans (80% des cas). L'âge moyen d'apparition est de 6 mois. La démodécie du Shar pei peut donc être considérée comme une dermatose du jeune chien. Les deux sexes sont atteints sans qu'il y ait une proportion plus importante dans l'un ou l'autre. C'est une affection cosmopolite, sporadique et difficilement contagieuse en dehors du contact mère-chiot. Elle est plus fréquente chez les races pures et chez les animaux à poils courts. Il existe des facteurs favorisants comme : * les bains fréquents qui favorisent la diffusion du parasite * des irritations cutanées chez le chiot (shampoings inadaptés, frottements…) * un excès de sébum La mucinose est une accumulation de mucine, c'est-à-dire de polysaccharides, dans le derme. On parle souvent de mucinose idiopathiques du Shar-pei, du fait de l'ignorance de l'étiologie exacte de cette affection. Parmi les nombreuses dermatoses du Shar-pei, celle-ci n'est rapportée que dans cette race canine. C'est une affection rare qui apparaît principalement sur de jeunes Shar-pei, de moins d'un an, qui se caractérise par un nombre anormalement important de plis, notamment au niveau des membres et de la face Le shar-pei n'est pas une race prédisposée aux cancers de la peau. Cependant, il semble que le mastocytome soit la principale tumeur cutanée de cette race. 9. Fusion des coussinets plantaires Dans cette atteinte, les coussinets digités sont joints et l'aération entre les doigts est très limitée. Les macérations sont alors importantes et les pyodermites inter digitées rapidement graves et difficilement contrôlables.
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