|
|||||
|
Par DR A.Balzer Vous trouverez ici une quantité de petits textes qui introduisent les différentes maladies rencontrées fréquemment chez nos amis les shar-peis, et chez le chien en général. Certaines de ces maladies feront l'objet de dossiers plus complets.
Cette maladie porte aussi les noms de maladie de Rubarth, hépatite contagieuse canine ou encore adénoviroses. Il existe chez le chien deux Adénovirus pathogènes. L'Adénovirus canin de type 1 ou CAV 1 est responsable de l'hépatite de Rubarth et le CAV 2 de la laryngo-trachéite infectieuse du chien. La maladie de Rubarth est rare de nos jours. Elle frappe plus gravement les chiots. La contamination se fait par contacts directs et l'incubation est toujours silencieuse. Elle dure de quatre à six jours. Le premier symptôme observé est une très forte fièvre (40 à 41 °C) qui dure 4 à 5 jours. Ouis apparaissent les signes classiques de la maladie : forte congestion (couleur rouge foncée) des muqueuses buccales et oculaires, fortes douleurs abdominales, conjonctivite et troubles de la vue. Dans les cas les plus graves, on note des pétéchies (petites hémorragies localisées) au niveau des muqueuses et de la peau. Chez les chiens qui ne succombent pas à la maladie, peuvent apparaître des troubles oculaires caractéristiques : opacification bleutée de la cornée. La laryngo-trachéite infectieuse est par contre une maladie peu grave : bronchite, laryngite et toux qui rétrocèdent vite et facilement. Comme il existe une protection croisée entre ces deux virus, la vaccination ne comporte qu'un seul antigène et protège contre les deux virus. C'est une maladie bactérienne commune à l'homme et à plusieurs animaux. Il existe plusieurs dizaines d'espèces différentes de leptospires mais chez le chien deux d'entres elles dominent. Il s'agit de Leptospira canicola et Leptospira icterohaemorragiae. La source principale de contamination est le rat sauvage (rat d'égout ou rat des champs) qui héberge sans symptôme le germe et l'élimine dans l'urine. Ainsi, tous les lieux où pullulent les rats présentent des risques pour les chiens : marais, canaux, rigoles, cours d'eau, chenils extérieurs… Le germe pénètre dans l'organisme par voie digestive ou par la peau. L'incubation est courte (cinq à six jours). La maladie peut évoluer sous deux formes : · Une forme digestive, appelée autrefois typhus ou maladie de Stuttgart. Elle esu caractérisée par des vomissements sanguinolents, une diarrhée profuse très foncée. L'animal sombre rapidement dans un coma urémique. · Une forme ictérique (forte jaunisse) avec une coloration des muqueuses et de la peau jaune orangée. L'évolution est presque toujours mortelle. La primo vaccination comporte toujours deux injections à trois semaines/un mois d'intervalle, suivie de rappels annuels. Cependant, dans les régions particulièrement contaminées, on peut faire des rappels tous les six mois. C'est avec la parvovirose la maladie virale la plus fréquente du chien. Elle atteint les canidés (chiens, loups, renards, fennecs) et certaines autres espèces (furets, loutres, visons, genettes, mangoustes…). Elle peut atteindre des animaux de tous âges. La contamination se fait par contact direct entre un chien malade et un chien réceptif. Le virus est excrété par jetage, sécrétions et excrétions diverses. L'incubation (période qui va de la contamination à l'apparition de des premiers symptômes) dure de 12 à 15 jours et passe le plus souvent inaperçue. Les premiers symptômes débutent par une forte fièvre (39,5 à 40,5 °C), un écoulement épais et purulent du nez et des yeux ainsi qu'une atteinte respiratoire (toux, respiration difficile et bruyante) Ils durent huit à dix jours et sont parfois accompagnés de troubles digestifs (diarrhée), cutanés (pustules sur l'abdomen), oculaires (opacification de la cornée). Puis progressivement vont apparaître des troubles nerveux : allure chancelante lors de la marche, contractions répétées des muscles de la mâchoire et des membres, paralysie progressive des muscles des membres. L'évolution est le plus souvent fatale (coma), la guérison peut survenir mais laisse parfois des séquelles importantes (perte des dents, trouble de la démarche, troubles de la vue…) La vaccination constitue le seul moyen efficace de prévention de la maladie. Dans un chenil ou en présence de plusieurs animaux dans la maison, il faut savoir que le virus est assez fragile : il survit moins de 20 minutes à l'air libre. En cas d'atteinte d'un seul animal, il est bon de pratiquer un isolement des effectifs sains. La désinfection des locaux peut se faire à l'aide d'eau de javel diluée au trentième. Cette maladie est d'apparition récente en France (1979). C'est une maladie virale du tube digestif, qui atteint le plus souvent des animaux âgés de 6 à 16 semaines. Elle est caractérisée cliniquement par une gastro-entérite hémorragique. Depuis que la vaccination s'est généralisée, cette maladie demeure exceptionnelle chez l'adulte. La contamination se fait par contact direct mais surtout par l'intermédiaire des matières fécales des chiens malades. Ces matières fécales sont très riches en virus et restent contaminantes pendant près de 6 mois. L'incubation est très courte (trois à quatre jours) et demeure silencieuse. Les symptômes débutent rapidement : vomissements répétés, diarrhée profuse parfois hémorragique et abattement. Très vite l'animal, souvent jeune, va se déshydrater et peut mourir en quelques heures. Des traitements énergiques basés sur une réhydratation massive permettent de récupérer beaucoup de chiots. On estime qu'un animal est sauvé s'il passe le cap du cinquième jour… La vaccination demeure cependant la seule prévention possible. Dans un chenil, la désinfection des locaux peut se faire à l'aide d'eau de javel diluée au trentième. Il s'agit d'une maladie parasitaire sanguine transmise par les tiques. Le parasite ( Babesia canis ) est inoculé par la tique qui se fixe fortement sur la peau à l'aide d'un rostre très puissant lui permettant de sucer le sang de l'animal. Le piroplasme se multiplie dans les globules rouges du chien et les fait éclater. Les symptômes sont extrêmement variables. La maladie débute souvent par une forte fièvre, de l'anorexie (le chien ne mange plus), un fort abattement et une pâleur des muqueuses liée à la destruction des globules rouges. Des complications peuvent apparaître alors. Elles sont fréquentes et variées : hépatite, néphrite, arthropathies… La vaccination entraîne une protection dans bons nombres de cas mais n'est pas totale. De plus, la vaccination comporte certaines règles : · Vacciner de préférence des sujets jeunes (à partir de 5 mois) · Vacciner de préférence pendant les périodes où les tiques sont peu actives · Ne pas vacciner les chiens ayant déjà présenté plusieurs piroplasmoses cliniques. La méthode de prévention la plus simple reste le traitement de l'animal avec des produits anti-tiques. Attention, dans certaines régions, le froid n'est pas suffisant pour éviter la multiplication des tiques. Il est alors important de traiter son chien toute l'année. 6. La rage : Cette maladie est toujours mortelle pour le chien (comme pour l'homme). Elle est transmise le plus souvent par l'intermédiaire d'un renard enragé. Le chien, comme le chat, se contamine lors de bagarres ou de morsures. L'animal enragé, du fait de la maladie, n'hésite pas à attaquer et à divaguer en plein jour à proximité des lieux habités. Chez le chien, la rage débute bien souvent par une modification du comportement. Il peut devenir agressif vis-à-vis de son entourage, faire des fugues, manifester une peur inhabituelle… L'évolution est souvent rapide (4 à 5 jours) soit vers une forme furieuse (le chien se montre très agressif et présente des crises de démence), soit vers une forme paralytique (l'animal a des difficultés à se déplacer, ne peut plus avaler de nourriture ou de boisson et sombre dans le coma). Pendant toute cette période, la salive de l'animal contaminé est très riche en virus rabique. C'est l'élément principal de contagiosité vis-à-vis des autres animaux et de l'homme. La morsure provoque alors l'inoculation du virus. Lorsque les symptômes apparaissent, il n'y a plus de traitements et l'évolution est toujours la mort. Pour protéger l'homme et les animaux domestiques, la France a mis en place une législation très stricte. Sa bonne application a joué un rôle essentiel puisque depuis 1968, aucun cas de rage humaine autochtone n'a été observé. Il s'agit d'une maladie respiratoire rencontrée essentiellement dans les collectivités canines (chenils, pensions, refuges). Elle est caractérisée par une trachéo-bronchite contagieuse. Elle est provoquée par des agents infectieux viraux et microbiens. Plusieurs virus peuvent être à l'origine de la toux de chenil (Herpes virus canin, CAV 2 , Parainfluenza de type 2…) mais aussi une bactérie, très proche du germe responsable de la coqueluche de l'enfant (Bordetella bronchiseptica). Cette bactérie domine cette affection. La contamination se fait essentiellement par contact direct et par des porteurs chroniques qui hébergent le germe et le disséminent. Les symptômes sont uniquement respiratoires : toux sèche et chronique chez les adultes ; toux, bronchite, difficultés respiratoires chez les chiots. Dans les chenils où les conditions hygiéniques sont médiocres, la toux de chenil peut entraîner une mortalité élevée des chiots. La vaccination permet une bonne prévention, en particulier pour des chiens et chiots en contact avec de nombreux autres animaux (club d'éducation, chenils…) La vaccination ne permet pas toujours d'éradiquer le maladie mais réduit nettement la violence de la maladie, sa morbidité et sa mortalité. Dans les chenils, la prophylaxie sanitaire est très importante : aération (renouvellement de l'air à raison de 20 à 30 volumes l'heure), température (de l'ordre de 18-20 °C), hygrométrie (60 %). En cas de contamination, on peut effectuer une désinfection au formol.
|
|
||||